C'est fait, le Raid Oléron est derrière nous, grande expérience de courrir 22h et quelques, de trouver 98 balises sur 110.
On termine 9 / 29, c'est excellent.
Des images sur le
JT Poitou Charentes à 14:15 du journal du dimanche 9 septembre Après une bonne récup, on repart ???
[SUD OUEST 12/09/07] (RAID OLÉRON) | ....... |
LE GRAND-VILLAGE-PLAGE.-- Des 116 concurrents au départ, 113 ont résisté aux épreuves pendant vingt-quatre heuresUn grand cru On s'attendait, tant du côté des organisateurs que des participants, à un chaud « show » final avec la descente en rappel de l'église saint-pétrusquaine.Il le fut bien au-delà des espérances les plus optimistes, quand le speaker officiel annonça à plusieurs centaines de spectateurs incrédules : « Mesdames, Messieurs, regardez votre prêtre qui descend du ciel ». La réalité qui dépasse la fiction : un prêtre (1), baudrier par-dessus la soutane, descendait bel et bien le clocher en rappel dans une technique très assurée. Un exploit très applaudi dont on risque de parler longtemps dans la paroisse. Tout le reste ne fut presque alors qu'anecdote.Oubliées les 110 balises, oubliés les presque 150 kilomètres parcourus sur l'eau, dans le sable, à VTT, en forêt sous les étoiles à la recherche de ces maudites balises.Oubliés, mais pas pour tout le monde. Les 113 rescapés s'en souviennent. Leurs corps meurtris ont encore les marques de cette aimable balade entre Grand-Village et le Château, avec cet agréable passage sous le viaduc, entre deux touffes de goémon glissant ou quelques flaques très accueillantes.La prime à l'orientation. À l'arrivée sur le port châtelain, les sourires du départ ont disparu, on sent déjà les premières crispations quand un coéquipier « traînaille » un peu à enfiler son gilet de sauvetage avant de se glisser dans un fragile esquif poussé par un mauvais vent de travers, qui propulse toutefois les premiers sur la plage de Gatseau avec plus d'une demi-heure d'avance sur l'horaire prévu par les organisateurs. Ça ne chôme pas en tête, sous un soleil très estival.Quelques écarts très conséquents s'étaient déjà creusés entre le gros des troupes et les équipes de tête d'un très haut niveau physique et technique. « Sur une partie VTT, nous avons suivi certains concurrents qui roulaient à plus de 35 km/h, dans des chemins très cahoteux difficilement suivis par les caméras de France 3 », indique Fred Boudeau, de l'équipe des organisateurs.Une heure d'avance. Pas de problème particulier pendant l'épreuve d'orientation en forêt domaniale de Saint-Trojan, les jambes ne sont pas encore lourdes. La remontée à VTT jusqu'à la plage des Bonnes confirme les écarts (plus d'une heure) entre les cinq équipes de tête et les suivantes, alors que le Raid n'a commencé que depuis cinq heures !La forêt de Domino offrait ensuite ses rafraîchissants ombrages pour une moisson de balises, sous le soleil pour les premiers, sous les étoiles pour leurs poursuivants. Petit crochet en bike and run (l'un court, l'autre pédale) jusqu'à Saint-Denis, puis La Brée où les premiers (une équipe de Bordelais habituée des raids) arrivaient à 20 h 30, avec plus de quarante-cinq minutes d'avance sur leurs seconds, avec une balise en moins, ce qui les rétrogradera à la quatrième place ; les derniers arriveront? le lendemain vers 1 h 30.Petite promenade de nuit en forêt des Saumonards pour quelques balises supplémentaires avant de rejoindre le bivouac pour un repos réparateur. Moins de chance pour la dernière équipe, les Aventureuses, la seule équipe féminine, qui dut reprendre le raid à 8 heures du matin, avec moins de sommeil qu'un insomniaque sévère. Juste le temps d'avaler un petit noir avant de rejoindre le Pré Valet pour un exercice de tir à l'arc, avant de retrouver la capitale pour le final que l'on sait, où les membres du Club Alpin Français, qui sécurisaient la descente en rappel, durent même intervenir pour dégager un concurrent tétanisé par le vide impressionnant, bien que copieusement garni par le public.Sans tabac. Rien que du bonheur pour tous (dont douze équipes insulaires), y compris pour Sébastien, un concurrent qui avait décidé d'arrêter la cigarette pour faire le raid. Pari gagné, mais drôle de patchs en vérité.Un bonheur que tous partageront à la salle Patrick-Mocquay pour la remise des trophées, effectuée dans la bonne humeur en présence de Jean-Paul Peyry, conseiller général, qui saluera la performance des organisateurs et des concurrents, de Gérard Vaillant, maire adjoint à Grand-Village ; Micheline Humbert, maire adjoint au Château, après que J.-Y. Da Silva, président de l'association organisatrice, ne présente un premier bilan de l'édition 2007 qui sera reconduite avec une arrivée sans doute pas très éloignée de l'église saint-pétrusquaine. Elle a fait ses preuves.(1) Le père Dominique Rouineau, de passage à Saint-Pierre, venait d'assister à l'office religieux célébré par le père Braud, curé de la paroisse, qui venait d'inviter les fidèles à tenter la descente en rappel?